Le nouveau cours d’histoire du Québec au secondaire approuvé par le ministre de l’Éducation

Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec nous annonçaient hier une très grande nouvelle : le ministre de l’Éducation a enfin signé le nouveau programme d’enseignement de l’histoire du Québec et du Canada en secondaire 3 et 4 et ce programme sera obligatoire et généralisé dès la toute prochaine rentrée scolaire.

Tous les élèves québécois, y compris ceux issus de l’immigration, auront enfin droit à un véritable cours d’histoire du Québec avec notre récit national restauré, nos événements majeurs et nos figures marquantes réhabilités.

Rappelons que cette réforme est le fruit de plus de six années de travail, de recherches, de campagnes d’opinion publique et de persévérance de la Coalition pour l’histoire qui regroupe l’Association des professeures et professeurs d’histoire des collèges du Québec, la Fédération Histoire Québec, la Fondation Lionel-Groulx, la Fondation du Prêt d’Honneur, le Mouvement national des Québécoises et Québécois, la Société du patrimoine politique du Québec, la Société des professeurs d’histoire du Québec, la Société historique de Montréal, la Société historique de Québec et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

Rappelons aussi que cette coalition est hébergée et coordonnée par la Fondation Lionel-Groulx.

La mise en œuvre de cette grande réforme de l’enseignement de notre histoire nationale témoigne vivement que l’action de la Coalition n’est pas vaine.

En route maintenant vers la réalisation des autres grands objectifs de la Coalition pour l’histoire : une meilleure formation disciplinaire pour les enseignantes et enseignants en histoire, un cours obligatoire d’histoire contemporaine du Québec au niveau collégial et la création de chaires de recherche sur notre histoire dans les universités.

Enseignement de l’histoire. Un flou inquiétant

Texte d'opinion de Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec (SPHQ), également diffusé dans Le Devoir, 2 juin 2016.

Le nouveau programme d’enseignement de l’histoire en IIIe et IVe secondaire est très attendu par les enseignants. Il a été rédigé en tenant compte des différents acteurs du monde de l’éducation — les enseignants, les historiens, les didacticiens, les autochtones, les anglophones et les communautés culturelles — et il fait un large consensus.

L’amélioration des contenus qui avait pour objectif de les ajuster aux recherches historiographiques est au rendez-vous. L’abandon d’un programme thématique en IVe secondaire ainsi que la révision des compétences à développer s’imposaient : il fallait davantage tenir compte de la pratique en classe.

Il y a quelque temps, lors de l’étude des crédits 2016-2017 à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a fait une déclaration pour le moins surprenante. Il a dit offrir un délai supplémentaire aux écoles qui ne se sentiraient pas tout à fait prêtes à mettre en place le nouveau programme d’histoire en IIIe secondaire. Cependant, la rédaction du programme est achevée pour ce niveau et les manuels, avec les budgets qui s’y rattachent, seront disponibles pour la rentrée scolaire de septembre 2016. Selon les responsables des programmes au ministère, les projets-pilotes expérimentés dans 31 classes du Québec se sont bien déroulés, ont été bien reçus dans le milieu et se poursuivent en IVe secondaire.

La Coalition pour l’histoire s’oppose au changement de nom du pont Champlain

Montréal, 6 novembre 2014 – La Coalition pour l’histoire s’oppose à l’intention du gouvernement Harper de changer le nom du pont Champlain pour celui de pont Maurice-Richard et appelle les Québécois à se mobiliser contre cet effacement inadmissible de ce grand personnage historique.

« Maurice Richard a sans nul doute été un de nos plus grands joueurs de hockey et a symbolisé en son temps la fierté de notre peuple mais la commémoration de sa mémoire ne peut se faire au détriment de celle de Samuel de Champlain, explorateur remarquable, grand cartographe, fondateur de la Nouvelle-France et véritable père de la nation québécoise. Pour rendre hommage à Maurice Richard, ne serait-il pas plus approprié de renommer le centre Bell en centre Bell Maurice-Richard ? », a déclaré M. Gilles Laporte, historien et porte-parole de la Coalition, qui déplore vivement cet autre exemple de la dégradation de l’enseignement de l’histoire et de la culture historique commune.

La Coalition pour l’histoire dénonce vivement le saccage par le gouvernement Couillard de la réforme de l’enseignement de l’histoire et demande une rencontre urgente avec le ministre de l’Éducation

Montréal, 1er mai 2014 – À la suite de l’annonce brutale du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Yves Bolduc, d’interrompre le projet d’un cours d’histoire du Québec dans les cégeps et d’abolir les trois chaires de recherche sur l’histoire du Québec dans les universités, les membres de la Coalition pour l’histoire dénoncent vivement le saccage en cours de l’enseignement et de la recherche en histoire par le gouvernement Couillard. La Coalition se déclare qui plus est extrêmement inquiète du sort réservé à la révision en cours de l’enseignement de l’histoire au niveau secondaire.

« En prenant ces décisions déplorables, sans étude du dossier et sans consultation, le ministre Bolduc fait preuve d’une précipitation pour le moins suspecte », a déclaré M. Gilles Laporte, historien et porte-parole de la Coalition.

La Coalition pour l’histoire salue la création de chaires de recherche en histoire dans les universités

La Coalition pour l’histoire salue la création de trois chaires de recherche en histoire dans les universités québécoises que viennent d’annoncer M. Pierre Duchesne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, et Mme Marie Malavoy, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

« La création de ces chaires contribuera à relancer dans le réseau universitaire la recherche sur des aspects négligés de notre histoire, en particulier la question de l’identité nationale » a déclaré Robert Comeau, porte-parole de la Coalition.