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L’histoire nationale négligée ! L’histoire du Québec n’a pas assez de place dans l’enseignement et la recherche universitaires

Le président de la Fondation Lionel-Groulx, M. Claude Béland, a tenu une conférence de presse aujourd’hui en présence de M. Éric Bédard, chercheur, historien et professeur à la Télé-Université, M. Robert Comeau, historien et porte-parole de la Coalition pour l’histoire, Mme Myriam D’Arcy, chercheure et candidate à la maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal et M. Pierre Graveline, directeur de la Fondation Lionel-Groulx.

Tenue dans les locaux de la Fondation Lionel-Groulx, cette conférence révélait les résultats d’une étude sur la place que l’histoire nationale du Québec occupe dans le réseau universitaire québécois. Cette étude a été menée par M. Éric Bédard en collaboration avec Mme Myriam D’Arcy.

« Dans l’offre de cours d’histoire aussi bien que dans la formation des maîtres et dans la recherche, les universités québécoises n’assument pas pleinement leur responsabilité à l’égard de notre histoire nationale, » déclare M. Claude Béland.

À quelque jours de la Journée nationale des patriotes, la Coalition dénonce l'absence de professeurs-chercheurs sur la question des patriotes dans les universités francophones

MONTRÉAL, le 19 mai 2011 - Depuis 2003, nous célébrons au Québec la « Journée nationale des patriotes », c’est dire toute l’importance que nous accordons aux rebellions de 1837/1838 dans notre histoire politique et nationale. Dans n’importe quel pays normal, il existerait au moins une chaire de recherche universitaire dédiée à des événements aussi considérables.

La Coalition pour l’histoire déplore que la recherche universitaire sur ces événements capitaux ne rencontre pas les attentes d’un public friand et curieux.

En effet, aucun département d’histoire francophone au Québec ne dispose d’un professeur-chercheur reconnu pour ses travaux sur les rébellions de 1837/1838.

Une revue des effectifs professoraux montre que les seuls chercheurs universitaires reconnus pour leurs ouvrages sur les événements que nous commémorons aujourd’hui œuvrent à McGill et à Bishop tandis qu’aucun ne se retrouve dans des universités francophones.