« Réflexion sur l’enseignement de l’histoire au secondaire », texte de l’intervention de Micheline Lachance lors de la conférence de presse de la Coalition pour l’histoire le 1er mars 2012

Micheline LachanceLorsque j’ai commencé à écrire des romans historiques, j’étais loin de me douter que j’allais enseigner l’histoire. Et pourtant, c’est bien ce qui s’est passé. Je ne compte plus les lecteurs du Roman de Julie Papineau qui m’ont avoué candidement qu’ils ne savaient presque rien de la Rébellion.

Pour certains, les troubles de 1837-1838 avaient été une guerre entre Canadiens français et Canadiens anglais, et non pas une lutte pour la démocratie, comme ce fut aussi le cas dans le Haut-Canada. On ne croyait pas non plus que les patriotes comptaient dans leurs rangs des citoyens anglophones. Ni que le parlement du Canada avait déjà eu pignon sur rue à Montréal.