Revue de presse

Les solutions actuelles pour la formation des enseignants ne suffisent pas

Lettre de Louise Bienvenue et Karine Hébert, respectivement membre du C.A. et vice-présidente de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF) dans Le Devoir, 29 février 2020.

Chaque année, dans les départements d’histoire où nous enseignons, un scénario se répète. Des finissants du baccalauréat, et parfois même de la maîtrise, nous approchent pour discuter de leur avenir. Ils aimeraient enseigner au secondaire, disent-ils, en se dotant d’une formation pédagogique complémentaire.

Or les passerelles que leur offre le système actuel font tout pour les décourager. Des contraintes à l’entrée ainsi qu’une durée d’étude démesurée démotivent la plupart d’entre eux. En 2018, seulement 143 diplômés sont sortis des programmes de maîtrise qualifiante en enseignement au secondaire offerts dans les universités québécoises. C’est peu pour endiguer cette pénurie de main-d’oeuvre dont les médias parlent abondamment. Et c’est en partie ce qui nous permet d’affirmer que cette solution n’est pas suffisante.

Pour qu’un bachelier des matières enseignées au secondaire puisse accéder à un permis d’enseignement, il devra s’engager dans un parcours du combattant. Il constatera alors rapidement la faible reconnaissance que l’on fera de son diplôme initial. S’inscrire dans un programme de maîtrise en enseignement au secondaire de 60 crédits implique, dans la majorité des cas, de s’engager à faire quatre années supplémentaires d’université, mais à temps partiel.

[...]

Lire la suite...

Ne jamais renier notre histoire

Opinion de Mathieu Bock-Côté dans le Journal de Montréal, 29 juin 2019.

On apprenait il y a quelques jours dans Le Devoir que les milieux anglophones s’étaient vigoureusement opposés à la réforme des programmes d’histoire engagée il y a quelques années. Pour quelle raison ? Essentiellement, parce que cette histoire serait trop « nationale ». Elle serait trop centrée sur la majorité historique francophone.

Anglophones

Le lobby anglophone, sans surprise, voulait réécrire l’histoire dans une perspective multiculturaliste. C’est à cette condition seulement qu’elle deviendrait inclusive.

Par exemple, il faudrait cesser de présenter la Conquête anglaise comme un événement central et traumatique, mais plutôt la dissoudre dans une pluralité d’interprétations la relativisant. Un peu comme si l’histoire pouvait se réduire à une série de discours désincarnés ne touchant pas intimement l’existence des peuples.

[...]

Lire la suite...

La plainte des Anglo-Québécois

Une opinion de Denis Bombardier dans le Journal de Montréal, 28 juin 2019.

Les anglophones du Québec critiquent l’enseignement de l’histoire dans les écoles parce qu’ils prétendent qu’on ne consacre pas assez de place à l’histoire de tout le Canada. Le Devoir révélait mercredi que les « partenaires du réseau de l’éducation de la communauté anglophone » accusent le ministère de l’Éducation d’être « beaucoup, beaucoup centré sur l’évolution des Canadiens français au Québec ».

Les anglophones considèrent donc, sans qu’on s’en étonne, que nos cours d’histoire ne tiennent pas compte de la diversité de la société et qu’ils n’exposent pas les interprétations différentes des faits historiques. En clair, ils souhaitent une histoire commune.

C’est là où le bât blesse, peut-on dire. Car vouloir qu’une même approche serve à raconter l’histoire du Québec depuis la découverte du Canada par Jacques Cartier jusqu’à la conquête anglaise et ensuite la création de la Confédération en 1867 pose énormément de problèmes.

[...]

Lire la suite...

Des anglophones ont demandé des modifications à un programme d'histoire

Article de Marco Bélair-Cirino et Dave Noël dans Le Devoir, 26 juin 2019.

La communauté anglophone a demandé des modifications au programme Histoire du Québec et du Canada de 3e et 4e secondaire, mais elle a obtenu un succès mitigé, a constaté Le Devoir après avoir parcouru des documents obtenus en vertu de la loi.

Les « partenaires du réseau de l’éducation de la communauté anglophone » ont reproché au ministère de l’Éducation de relater l’histoire du Québec à travers un « cadre national ». À leurs yeux, le programme est « beaucoup, beaucoup centré sur l’évolution des Canadiens français au Québec ». Ce faisant, le ministère de l’Éducation « propose une orientation qui sied mal à la diversité de la société et les diverses interprétations », ont-ils déploré durant la révision du programme à l’hiver 2017.

[...]

Lire la suite...