Revue de presse

Ne jamais renier notre histoire

Opinion de Mathieu Bock-Côté dans le Journal de Montréal, 29 juin 2019.

On apprenait il y a quelques jours dans Le Devoir que les milieux anglophones s’étaient vigoureusement opposés à la réforme des programmes d’histoire engagée il y a quelques années. Pour quelle raison ? Essentiellement, parce que cette histoire serait trop « nationale ». Elle serait trop centrée sur la majorité historique francophone.

Anglophones

Le lobby anglophone, sans surprise, voulait réécrire l’histoire dans une perspective multiculturaliste. C’est à cette condition seulement qu’elle deviendrait inclusive.

Par exemple, il faudrait cesser de présenter la Conquête anglaise comme un événement central et traumatique, mais plutôt la dissoudre dans une pluralité d’interprétations la relativisant. Un peu comme si l’histoire pouvait se réduire à une série de discours désincarnés ne touchant pas intimement l’existence des peuples.

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La plainte des Anglo-Québécois

Une opinion de Denis Bombardier dans le Journal de Montréal, 28 juin 2019.

Les anglophones du Québec critiquent l’enseignement de l’histoire dans les écoles parce qu’ils prétendent qu’on ne consacre pas assez de place à l’histoire de tout le Canada. Le Devoir révélait mercredi que les « partenaires du réseau de l’éducation de la communauté anglophone » accusent le ministère de l’Éducation d’être « beaucoup, beaucoup centré sur l’évolution des Canadiens français au Québec ».

Les anglophones considèrent donc, sans qu’on s’en étonne, que nos cours d’histoire ne tiennent pas compte de la diversité de la société et qu’ils n’exposent pas les interprétations différentes des faits historiques. En clair, ils souhaitent une histoire commune.

C’est là où le bât blesse, peut-on dire. Car vouloir qu’une même approche serve à raconter l’histoire du Québec depuis la découverte du Canada par Jacques Cartier jusqu’à la conquête anglaise et ensuite la création de la Confédération en 1867 pose énormément de problèmes.

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Des anglophones ont demandé des modifications à un programme d'histoire

Article de Marco Bélair-Cirino et Dave Noël dans Le Devoir, 26 juin 2019.

La communauté anglophone a demandé des modifications au programme Histoire du Québec et du Canada de 3e et 4e secondaire, mais elle a obtenu un succès mitigé, a constaté Le Devoir après avoir parcouru des documents obtenus en vertu de la loi.

Les « partenaires du réseau de l’éducation de la communauté anglophone » ont reproché au ministère de l’Éducation de relater l’histoire du Québec à travers un « cadre national ». À leurs yeux, le programme est « beaucoup, beaucoup centré sur l’évolution des Canadiens français au Québec ». Ce faisant, le ministère de l’Éducation « propose une orientation qui sied mal à la diversité de la société et les diverses interprétations », ont-ils déploré durant la révision du programme à l’hiver 2017.

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Secondaire: des historiens anglophones critiquent le programme d'histoire

Article de Giuseppe Valiante de la La Presse Canadienne, 29 novembre 2018.

Les deux manuels d'histoire du Québec et du Canada utilisés dans les écoles secondaires sont inadéquats et devraient être retirés, conclut un comité d'experts mandaté par la plus importante commission scolaire anglophone de la province.

Les élèves de troisième et quatrième secondaires apprennent une « version partiale et unilatérale » de l'histoire canadienne et québécoise, conclut le comité dans son rapport, que La Presse canadienne a obtenu. Ce rapport est le fruit du travail de trois historiens mandatés par la Commission scolaire English-Montréal pour examiner le programme d'histoire, qui a déjà été l'objet de critiques de la part d'Autochtones, d'anglophones et de communautés culturelles.

Les auteurs du rapport soutiennent que le programme, obligatoire dans toutes les écoles secondaires du Québec depuis septembre 2017, « se concentre de façon très étroite sur l'expérience et les événements du groupe ethnique/linguistique/culturel des Québécois francophones, depuis les premiers contacts (avec les Autochtones) jusqu'à aujourd'hui ». Les historiens estiment que les peuples autochtones sont présentés tout au long du cours comme « l'autre, antagoniste, plutôt que des êtres humains dont le territoire a été colonisé par des étrangers ».

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